Enquêtes

Version imprimablepublié par Hors-d'Øeuvre le 21 mars 2012

Les relativismes qui s'incrustent dans l’esprit colonisé par l'idéologie dominante font répéter inlassablement que, contrairement à la formule qui soutient que « toute vérité n'est pas bonne à dire », il n'y aurait plus rien à dire sur la vérité, fracturée comme une image en millions de pixels. Nous estimons que nos enquêtes, aux supports variés et aux considérations plurielles, ont pour objectif de démystifier des éléments qui participent au maintien des conditions de la présente société. Ils auront beau écrire des milliers d'articles dans leurs journaux dégueulasses et insignifiants, ils auront beau produire, dans leurs universités froides et miteuses, un million de statistiques faussement objectives, jamais les hommes et les femmes de notre temps, s'ils continuent de s'exprimer comme cela se fait aujourd'hui, ne pourront décrire toute l'horreur contenue dans nos habitudes de vie. C'est pourquoi nous sommes bien résolus à le détruire, votre ignoble et si ennuyeux langage. À nos contemporains qui servilement rampent dans le fantasme de sa disparition, nous parlons le langage de l'histoire réprimée, cet atroce et beau dialecte par lequel les nœuds de l'idéologie nous enserrant doivent être défaits.

 

L'ADUQ et la tension entre designers et politiciens (06.01.2016)
Pour faire face aux développements récents dans la manière d'envisager la reproduction sociale, les agents de la politique institutionnelle, au Québec comme ailleurs, sont de plus en plus enclins à intégrer dans leurs façons de faire des éléments de praxis design, considéré comme pratique d'avant-garde redéfinissant les liens entre l'individu porteur de création tangible et la société comme objet à parfaire. Or, le design se fonde sur une approche épistémologique qui diffère de celle de la politique traditionnelle. Comment expliquer le recoupement actuel de ces deux approches apparemment opposées? Nous explorerons ici la tension qu’entretient la récente Association du design urbain du Québec (ADUQ) avec certains principes fondamentaux de l’État moderne.

Série "Conseils de grève 2015"

    Maintenant ou jamais (21.02.2015)
    En attendant le décret (21.03.2015)
    Grève inversée (23.03.2015)
    Conditions féminines (25.03.2015)
    De la misère publique à la violence privée (27.03.2015)
    Dialectique de la loi (30.03.2015)
    Emprisonnez nos chefs! (01.04.2015)
    Libération syndicale (04.04.2015)

    Revendiquer le travail (07.04.2015)
    Syndicalisme d'État (11.12.2015)
       (voir aussi "Adresse aux syndicalistes" dans notre section Dialogues)

 

Lendemain de grève (12.08.2012)
     Sous-titres / Subtitles / Subtítulos

Lendemain de grève (texte)  (12.08.2012)
"Voyez-les donc prendre les devants de la scène, les fossoyeurs de la lutte! Ils fourmillent parmi nous, ces faux partisans. Avides de publicité gratuite et discrets au possible, ils attendent leur tour. On peine à les distinguer tellement tous portent fièrement le symbole de l’union sacrée. Mais la rupture approche, qu’on se le dise."
     In English: Strike out | En español: Resaca de huelga

Je me souviens (22.03.2012)
"Aujourd'hui, à nouveau, se pose de manière aiguë le problème des formes de lutte. La jeunesse québécoise déferle dans les rues pour réclamer le statu quo en matière de frais de scolarité; elle brandit le rapport Parent pour une énième fois en souvenir d'une époque où l’espoir révolutionnaire a été pourfendu. De toute l'ironie de son geste, elle est à peine consciente. Des masses de figurants composent des foules dociles, avançant en silence derrière des camions bruyants, sous l'autorité d'organisations aux maintes prétentions démocratiques. Ce phénomène est à n'en point douter une ennuyeuse répétition du passé, de laquelle ce texte propose humblement le dépassement."