« Francis Dupuis-Déri »

Version imprimablepublié par HØ-archives le 27 octobre 2006

« Vous aurez l’impression que je n’ai rien dit, que je ne me suis pas prononcé, que j’ai fui les réponses. C’est que je crois que la culture québécoise permet justement de dire tout et n’importe quoi et que c’est cela qui fait sa merveille. Certains diront qu’il s’agit là d’une conclusion pathétique qui démontre bien la faiblesse de la culture québécoise qui s’embourbe dans un relativisme dissolvant. »

Francis Dupuis-Déri,
Frénétiques, p. 60, 1998.

 

Nous sommes de retour et « Francis Dupuis-Déri » est dans la mire. Ayant fourni la seule réponse digne de ce nom à notre Proposition de guerre, il en profite pour lancer lui-même une polémique qu’il nous reprochera ensuite sournoisement d’avoir causé. Ça augure mal pour la suite des choses quand le seul « anarchiste » à nous donner la réplique s’avère être un intellectuel des plus négligeables; nous nous attendions à mieux, d’une part, de celui qui s’est emparé du rôle de porte-parole du statu quo anarchiste montréalais, et d’autre part du milieu libertaire en général qui traverse une crise sans précédent. Bien qu’il soit rentable actuellement de s’attaquer à nous d’un point de vue affectif – le type aura réussi à consoler la compétition – son butin ne fera pas le poids face à la rançon que ce texte prescrira à son éventuelle réhabilitation.

Voici comment on règle nos affaires : nous tâcherons de demeurer sérieux, bien que cela sera extrêmement difficile. D’une part, nous détruirons de multiples façons la forme de son article, et notamment les procès d’intention qu’il y insère. Ensuite, nous dégagerons l’historique méconnu de l’individu afin de permettre d’établir la nature exacte de son mobile psychosocial. Enfin, nous placerons « Francis Dupuis-Déri » devant d’implacables dilemmes dont la résolution lui est désormais nécessaire afin de conserver quelque crédit.

Nous savons que les visées du chercheur entachent inconsciemment la forme et le contenu de son discours, et nous savons de surcroît que les ambitions de « Francis Dupuis-Déri » servent des intérêts précis, parfaitement au diapason des conditions matérielles qui caractérisent les maîtres universitaires d’aujourd’hui. Le résumé qu’il fait de notre pensée n’est en rien ironique et celui-ci demeure l’élément central par lequel il trahit ses viles intentions. L’entreprise de ce texte sera de démystifier les objectifs véritables de notre adversaire tout en tournant en dérision sa stratégie polémique. Au mieux, nous y verrons un démocrate radical en harmonie avec le libéralisme politique, au pire, un anarchonationaliste schizophrène en manque d’amilitié. Nous vous souhaitons, à tous et toutes, une lecture à la fois savante et ludique.

Mise en contexte de nos rapports

À chaque communication entre « Francis » et nous, nous avons fixé au préalable des exigences clairement définies. Il est judicieux de vous expliquer les motifs qui nous ont poussé à entrer en contact avec le monsieur. Certains détails entourant nos échanges sur la toile et par téléphone sont enclins à lui porter préjudice.

Outre le fait que nous connaissions l’existence du personnage pour certaines de ses interventions médiatisées, c’est le texte diffusé ce printemps sur le CMAQ au sujet de son livre Les Black Blocs qui nous a d’abord intrigué sur cet « écrivain anarchiste ». Son livre est passé inaperçu dans le milieu parce que la plupart des anarchistes montréalais ne lisent pas, et puis les autres se contrefichent éperdument du phénomène sans pour autant nier la pertinence occasionnelle de ce mode d’organisation. Le texte de Titusdenfer est une critique de son livre(1). Titus reproche à « FDD » de faire l’apologie de cette tendance en vogue, omettant du coup les graves problèmes qui ont causé sa perte à brève échéance. Nous laisserons aux lecteurs et lectrices la tâche de se renseigner au sujet des enjeux de ce texte.

À l’occasion du Salon du livre anarchiste de Montréal, Marc-André Cyr, un universitaire ayant terminé sa maîtrise au sujet de l’histoire de la littérature anarchiste québécoise, lance son devoir sous forme de livre en y incluant une postface de « Francis Dupuis-Déri » qui, elle, commente les débats récents entre quelques organisations actives ces dernières années. S’élèvent alors quelques anarchistes pour dénoncer les commentaires de « FDD », notamment au sein de la NEFAC.

Nous lui avons d’abord demandé une version électronique de sa postface puisqu’elle suscitait des réactions émotives dans le milieu anarchiste. Notre forum sert - entre autres(2) - à diffuser certains écrits susceptibles d’alimenter la chicane. Au début réticent face à nos volontés car ne sachant trop s’il s’agissait d’une plaisanterie ou d’une attaque stratégique, il décide de collaborer avec nous pour respecter pratiquement son idéologie de la tolérance pure.

Pendant ce temps, la résonance de la Proposition de guerre prenait des proportions inquiétantes à en juger par le nombre de courriels haineux reçus à notre adresse. C’est alors que « Dupuis-Déri » nous annonce qu’il prépare un kit de désamorçage pour neutraliser notre bombe à l’aube de ses quarante ans, mais nous sommes alors toujours en attente de la postface. Il nous transmet, avant de partir en vacances, une première version de sa postface que nous lui promettons de ne pas publier sur notre forum tant et aussi longtemps qu’il ne sera pas de retour au pays; « FDD » veut être présent pour la défendre.

À son retour, « Francis » nous envoie une nouvelle version de la postface. Il prétendit que les modifications n’étaient que d’ordre orthographique ou grammatical. C’est par courriel qu’il affirme nous envoyer « la postface du livre de Marc-André en version définitive (j'ai corrigé deux trois coquilles... il en reste sans doute, mais bon). » Après vérification(3), nous avons noté qu’il avait changé certaines tournures de phrases afin d’éviter des critiques énoncées au préalable par des membres de la NEFAC(4). Nous n’avons jamais obtenu la véritable postface qui fut publiée. L’auteur n’a eu aucun scrupule à exécuter une telle manœuvre. Il nous semble qu’un texte, une fois publié, doit rester tel quel. En cas contraire, il serait approprié de parler ici d’une version modifiée qui se conforme aux critiques émises.

Ensuite, « Francis Dupuis-Déri » nous a fait parvenir sa réponse à notre proposition. Truffée de fautes, nous avons exigé qu’il la corrige avant sa publication définitive sur notre forum. Mais monsieur, probablement offusqué, a fait beaucoup plus que d’écraser quelques coquilles: il a rajouté des passages marqués par le révisionnisme historique. Il a aussi résumé notre pensée aussi maladroitement qu’il expose la sienne. « FDD » ne supporte pas seulement la diversité des stratégies ni celle des tactiques, mais également la diversité des versions.

Procès d’intention et détournement de sens

Le procédé rhétorique dit de l’homme de paille consiste à reprendre les arguments de son adversaire en les appauvrissant, en les déformant, les rendant ainsi médiocres et, ensuite seulement, à les réfuter, le tout en voulant faire croire que l’on a alors réussi à infirmer l’ensemble du discours opposant. Cette méthode démagogique est souvent mise en œuvre dans les débats de petite politique. Par exemple, selon ce que sous-entend « FDD », HØ s’opposerait aux styles vestimentaires marginaux, à l’action dans les mouvements sociaux et à toute forme d’amitié, de fête et de fraternité. En fait, nous nous en prenons au processus d’identification réflexe de l’anarchisme à ces aspects, ce qui a pour effet de mettre au rancart l’essentiel de la lutte.

Aux dires de « Francis », nous pensons que la révolution tarde en raison des personnes entretenant des divergences politiques ou personnelles dans le milieu, malgré qu’il soit écrit sans détour dans la Proposition de guerre qu’« Au-delà des divergences politiques ou personnelles omniprésentes, le confort et la sécurité que nous procure la communauté et ses différentes tribus sont les principaux ennemis d’un développement durable du mouvement révolutionnaire ». « Francis Dupuis-Déri » a galvaudé notre pensée pour nous faire dire n’importe quoi; connaissant trop bien l’influence insignifiante du milieu anarchiste sur le monde, jamais nous n’aurions eu l’audace d’avancer que la révolution tarde en raison de nos divergences internes.

Une autre paraphrase suggère que nous voulons liquider les anarchistes incohérents qui seraient responsables de nos échecs politiques. À la suite de cette machination abusive, pour mieux contrôler les émotions d’un lecteur admis outré, il parle désormais de purge et d’excommunication au sein du mouvement anarchiste. Ce thème deviendra récurrent à l’ensemble de son texte pour mettre de l’emphase sur notre esthétique gangster, qu’il a très mal digéré. Pourtant, il est écrit dans la Proposition de guerre que « les syndromes de la contre-culture doivent être liquidés pour se sortir de la pratique identitaire… » Devons-nous préciser que les syndromes de la contre-culture ne sont pas les individus en tant que tels, mais davantage le culte de l’anticonformisme, le dénigrement du prolétariat et de son potentiel révolutionnaire, le stylisme pédant et sectaire, la fausse autosuffisance identitaire, l’anti-intellectualisme prépubère, l’isolement psycho géographique, l’éloge des pathologies psychiques et les propensions maintes fois observées pour la réification marchande?

« FDD » ne comprend pas grand-chose de nous. Étant un intellectuel établi, nous aurions cru que monsieur aurait saisi notre position théorique primaire, notre vision du monde, notre méthodologie minimale, à savoir le matérialisme historique ou plus précisément - sur le plan des idées politiques - le marxisme libertaire. Or, il semblerait que non, il n’a rien compris, rien à rien. Pour preuve, un procès d’intention qu’il nous lance à la gueule concerne notre prétendue pensée volontariste. Il tente de nous faire porter l’odieux d’un spiritualisme politique lorsqu’il affirme qu’il se « méfie de la pensée magique selon laquelle notre volonté seule nous permettra de provoquer la révolution. » Il projette sur nous son propre idéalisme petit-bourgeois; « FDD » a déjà écrit candidement que « Bien sûr, chaque individu, en trimant dur, peut parvenir à ses fins. »(5)

La révolution est une affaire de développement des forces productives à travers les contradictions marquant le capital et le travail. Des facteurs d’oppression spécifique se manifestent sous forme intégrée, dans un système économique qui, périodiquement, fait le tri des traditions qui lui sont utiles ou non. Toutes les volontés du monde n’ont qu’une influence subtile sur la suite des choses; elles sont des composantes contingentes d’une dynamique complexe. Le rôle de la subjectivité existe certes comme écran de protection psychologique d’une part, et d’autre part en tant que possibilité catalytique sur le réel.

L’usage des guillemets

D’un point de vue strictement littéraire, l’emploi à outrance des guillemets dans son texte constitue l’essentiel du style de « Francis Dupuis-Déri » - il y a 43 ensembles de guillemets. L’auteur commence sa pichenotte par une tentative de synthèse erronée de notre proposition, nous faisant dire lâchement ce qu’il veut entendre. En guise de réfutation formelle, nous souhaitons remettre en question de fond en comble sa conception fautive de la ponctuation et les errements discursifs qu’elle sert à voiler.

Les guillemets permettent de ponctuer un discours rapporté. Le fait de reprendre les mots d’une personne doit être assujetti à des règles minimales de rigueur intellectuelle afin de réduire sensiblement la perte de sens encourue. Le caractère réaliste de la citation est une arme discursive perdue à partir du moment où la dénaturation du texte devient visible, et ainsi se construit peu à peu un discours fictif. La description crée un effet de listage, de réel. Pour un lecteur guère attentif, pressé ou idéologiquement fixé, le sentiment de véracité d’un récit aux effets descriptifs peut escamoter sa logique et laisser des traces mémorielles indélébiles.

La multiplication des guillemets est aussi un exercice pernicieux, dans la mesure où les diverses citations peuvent provenir de sources différentes ou être relativement imperméables les unes par rapport aux autres. Une chronologie arbitraire des discours rapportés est également une méthode courante de transgression sémantique. « Francis » a recours à ces techniques trompeuses.

Notre commentateur utilise les divers modes de la citation sans mentionner l’origine des mots repris. Il oscille constamment entre la citation directe et le discours narrativisé. Par exemple, il va utiliser les termes « hurluberlus » et « faux camarades » en omettant de préciser qu’il s’agit là de mots provenant d’un autre texte de notre organe dans une phrase-collage aux allures cosmiques contenant cinq citations désorganisées. Il pousse la malhonnêteté intellectuelle jusqu’à utiliser des guillemets autour du mot « vrais » à la suite de cette série de véritables citations, laissant entendre qu’il est question de nos propres paroles. L’attaque est sale et calculée. « FDD » veut nous faire passer pour des élitistes qui désirent une scission entre les vrais anarchistes révolutionnaires et les autres, comme une secte qui prétend détenir la vérité. L’irrespect de l’ordre, de l’origine et du sens des citations est une propriété majeure du résumé qu’il fait de notre pensée, ceci nous permettant de conclure qu’il est de mauvaise foi.

« Francis Dupuis-Déri » est vraisemblablement ce genre d’anarchiste qui refuse d’observer les règles grammaticales pour des motifs obscurs; un peu juvénile, tel un dada, la négation des règles est admise comme salutaire pour lui. Il emploie constamment les guillemets pour marquer une nuance dans les termes, sans offrir de précision quelconque par l’entremise de parenthèses ou via des notes de bas de page. Un tel procédé venant d’une personne aussi instruite que lui nous laisse pantois; désormais, comment pourra-t-il exiger quelque rigueur méthodologique que ce soit à ses élèves?

Les termes que « FDD » met entre guillemets sont significatifs. Voici la liste des mots qu’il a choisi : système (8 fois), révolution ou révolutionnaire (5 fois), masse (4 fois), prolétaire (3 fois), efficace (3 fois), terroriste (1 fois) et marginal (1 fois). En étudiant la sélection des mots, nous pouvons entrevoir une critique dissimulée de la philosophie marxiste – entre guillemets, d’une subtilité postmoderne ridicule. Nous comprenons que l’individu veut relativiser le caractère symbolique de ces termes, car il conteste certainement leur valeur politique. Les explications se font toujours attendre. En contrepartie, certains mots ayant une force symbolique comparable ne font pas l’objet de ponctuations marquant leur assignation ambiguë.

Une conduite regrettable

La violence des textes de HØ est une méthode d’investigation; il est bien entendu qu’en agissant ainsi nous invitons les gens à laisser libre cours à leurs pulsions destructrices à notre égard. Nous souhaiterions tout de même que nos heurts soient exempts de rustres conneries. Comme nous venons de le démontrer, « Francis » a choisi d’agir d’une autre manière en promulguant des distorsions ridicules simplement parce que c’est lucratif pour lui de cadrer HØ dans un stéréotype précis, celui d’une clique de militants blasés devenus théoriciens autoritaires. Nous ne sommes pas du même genre; voyous des lettres, nul doute, mais nous préférons notre registre, c’est-à-dire la violence de la raison se mesurant à la popularité croissante de la désinvolture littéraire, dont il est une piètre figure.

Ces grossièretés ont jeté les fausses bases d’une affectation bâclée. Devant cette accumulation de procédés suspects, nous affirmons que la réponse de « Dupuis-Déri » est un geste de mauvaise foi, un stunt publicitaire aux antipodes de ses prétentions solidaires. Un tel travail de démagogie mérite des représailles remarquables à la hauteur de notre mauvaise réputation. Des excuses exemplaires, rapides et publiques suffiraient peut-être à calmer le jeu. Nous demandons d’office que « FDD » n’abrège plus notre pensée de la sorte afin de mieux se concentrer sur l’étayement de la sienne.

Nous ne pensons pas que ses supporteurs – reconnus ou non – soient blancs comme neige dans cette affaire bien que nous sommes persuadés qu’ils ignorent l’historique troublant du personnage. Les prochaines lignes auront pour objectif de placer dans un contexte socio-historique notre protagoniste afin de démystifier les absurdités qui le définissent.

La véritable philosophie de « Francis Dupuis-Déri »

Il serait aisé de croire que la réaction de « Francis Dupuis-Déri » n’est qu’un des nombreux désaccords que l’on retrouve naturellement au sein d’un milieu politique donné et que l’on peut considérer ce nouveau débat qu’en termes de valeurs intrinsèques des idées. Cela serait cependant ridicule, dans la mesure où celles-ci ainsi que les personnes qui les défendent sont issues d’un contexte particulier qu’il importe de connaître afin de pouvoir les considérer pour ce qu’elles valent réellement. Ce contexte, c’est l’état actuel du milieu anarchiste montréalais en général et la situation de « FDD » en particulier(6). Puisque nous avons déjà abordé la question du milieu à maintes reprises, il faut à présent nous pencher sérieusement sur les accomplissements personnels de ce mec afin de mieux comprendre ses orientations politiques schizophrènes.

Le docteur « Dupuis-Déri » – ou « FDD Ph.D. » – a tout d’abord débuté sa carrière en tant qu’écrivain, avec deux romans-savon et deux pamphlets douteux à son actif de 1991 à 1997. Sa productivité littéraire lui a ouvert bien des portes de l’industrie culturelle, ce qui lui permit ultimement d’accéder à l’exécutif du groupe Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) – dont il a signé le manifeste original et dont il serait toujours membre aujourd’hui(7) – et par la suite de commettre une chronique hebdomadaire pour quelques temps dans le Devoir et dans le Voir. Son assiduité académique prit cependant le dessus et il put acquérir son titre de docteur ès science politique en 2001 à la University of British Columbia, tout en oeuvrant comme chargé de cours à Sherbrooke entre 1998 et 2001. C’est à cette époque qu’il entama sa job de commentateur de manifs pour la Société Radio-Canada, emploi où il s’illustra à plusieurs reprises pour l’équivoque de ses propos live. Comme cela ne lui semblait pas suffisant, il accomplit ensuite un stage postdoctoral en science politique à la prestigieuse Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston. Il fut pour un temps professeur à l’UdeM et poursuit actuellement sa passionnante carrière livresque à l’UQAM… évidemment.

Pas étonnant qu’une personne dont la « condition de vie matérielle [lui] permet sans trop de difficulté de vivre dans le « système » et de [se] contenter d’une contestation non révolutionnaire » soit un promoteur de premier plan du laisser-faire théorique. D’un côté, il veut que de grands courants politiques tels que le marxisme et le libéralisme se remettent en question(8), mais que pense-t-il de la complaisance du milieu anarchiste actuel? En posant un voile sur les problèmes de notre petite chapelle, cela l’autorise à occulter ses propres contradictions latentes :

Politiquement, je me déclare souverainiste et anarchiste, un mariage hybride pour ne pas dire carrément schizophrène. Malgré la contradiction, je refuse, pour l’instant, de trancher. C’est que, comme je l’ai dit plutôt, l’anarchisme est extrêmement marginal dans la culture d’ici et ce serait manquer de jugement que de penser que la société québécoise dans son ensemble, ou même seulement Montréal, par exemple, pourrait se transformer du jour au lendemain en vaste commune anarchiste. C’est politiquement et économiquement improbable. Mais c’est aussi culturellement impossible. Cette impossibilité ne m’empêche pas toutefois de concevoir l’anarchisme comme un idéal d’organisation politique légitime, ni de mener des combats tactiques inspirés par ma sensibilité anarchiste. J’ai une relation également schizophrénique à l’écriture puisque je suis à la fois romancier, journaliste, essayiste, pamphlétaire et universitaire et que j’écris souvent en français, parfois en anglais. Même en amour, lorsque j’ai la chance de l’être, j’essaie de marier la liberté à la fidélité et je considère la bisexualité comme un idéal.(9)

À notre connaissance, depuis qu’il a fait cette déclaration, il n’a toujours pas renoncé à ce non-sens. Il caresse le fantasme que l’acceptation massive de la diversité idéologique aboutisse au dévoilement de sa confession anarcho-nationaliste, paisiblement. Son engagement dans le groupe Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) est d’ailleurs peu connu des libertaires de la région qui s’empressent un peu trop vite de s’allier aux ennemis de notre organisation pour des motifs purement émotionnels. Parlant d’émotion malsaine, prenez note de cette abomination : « Comme l'amour, le nationalisme n'est pas mauvais en soi... ce sont ses excès qui peuvent être meurtriers. Est-ce parce que certains tuent par amour qu'il nous faudrait cesser d'aimer? »(10) Mettre sur un pied d’égalité les concepts, certes bourgeois, d’amour et de nationalisme nous répugne, tout simplement.

Les désordres psychiques de nos rivaux trouvent leur corrélation dans la théorie sexuelle de « FDD »; la logique la plus primaire ordonne qu’un individu qui considère la bisexualité et la fidélité comme des idéaux sociaux doive se retrouver en couple avec au moins trois autres personnes à la fois. Hors-d’Øeuvre suggère d’ailleurs à « Francis » de délaisser le champ de la critique littéraire pour se consacrer entièrement à cette nouvelle école de pensée – la quadrisexualité – afin d’éventuellement rivaliser à tout point de vue avec la formule magique de ce bon vieux Wilhelm Reich.

Dans un commentaire - d’une nullité encore à l’étude(11) - pour La Presse du 3 décembre 2005 au sujet du mouvement maoïste au Québec, « Francis Dupuis-Déri » a osé prétendre : « Dans mes recherches sur les anarchistes, j’ai remarqué une absence significative du discours révolutionnaire et même du mot révolution. Leur compréhension de la réalité est plus grande, plus groundée. » Nous comprenons ici que « FDD » n’est pas anarchiste à tous les jours; des fois commentateur, sociologue, star du petit écran, anarchiste, souverainiste, alouette! Lorsqu’il fait une entrevue, les anarchistes sont un phénomène exogène à lui. Dans le fond, il est une nuisance parce qu’il participe subjectivement à la désinformation des médias de masse.(12)

Dans nos recherches sur « Dupuis-Déri », nous avons remarqué une absence significative du discours révolutionnaire qu’il projette sur l’ensemble des anarchistes, malgré leurs lourds antécédents. Sa compréhension de la réalité est plus petite, plus hippie. Notre imaginaire n’est jamais très loin des têtes ensanglantées et du calvaire de la guerre sociale. Ipso facto, il y a aussi cette idée que les mauvais jours finiront. La charogne constitue un engrais de qualité.

Le réformisme de « FDD » va loin. Il affirme qu’il est possible que « des principes et des modes d’organisation incarnent ici et maintenant [les] principes anarchistes. »(13) En bon démocrate radical, il pense que l’anarchisme est une attitude politique qui puisse s’implanter tranquillos à la société capitaliste à travers les diverses structures de contestation en place. Le lifestyle est cette idée selon laquelle la révolution est une œuvre individuelle et quotidienne. Cette perspective n’est pas la nôtre.

C’est seulement avec une telle vision de la révolution, en fait, des micro-révolutions d’une stabilité redoutable qui n’affecte en rien la puissance du Capital, qu’il est possible de parler de « révolution réussie(14) » comme le fait naïvement « Francis ». Nous serions curieux de connaître ces exemples de révolutions réussies au 20e siècle, parce que les anciens mouvements révolutionnaires n’ont laissé derrière eux aucune société émancipée, tandis que tous les contemporains sont au point mort.

Ce qui caractérise donc les propos de monsieur, c’est d’abord le refus de la révolution sociale comme possibilité, mais surtout comme nécessité. En prônant la prolifération des luttes sectorielles, il récuse la question qualitative de la transformation, c’est-à-dire la recherche des ingrédients qui viennent cimenter les parties du mouvement social en rupture, la recherche donc d’une Théorie critique efficiente, positive et globale qui ouvre la voie à la destruction de l’État et à l’expérimentation de nouveaux projets communistes. La multiplication des stratégies ne peut constituer une réponse adéquate à un problème aussi complexe que le changement de notre rapport au monde. Nous sommes persuadés que cette tâche historique est titanesque; « FDD » revient constamment sur la force ô combien démentielle de l’élite bourgeoise, mais comment s’opposer en actes à une telle force si nous ne sommes pas à la hauteur?

L’apologie des luttes sectorielles alliée au refus des perspectives révolutionnaires est une politique de la petitesse. Petitesse parce qu’elle n’aborde les facettes de la contestation que par rapport aux symptômes d’une société en décrépitude et aux affrontements ponctuels en émanant. Petitesse parce qu’elle ne peut pas mener à une praxis unitaire des esclaves. Les luttes sont perçues comme autant de manifestations décousues d’un chaos oppressif indescriptible. L’absence d’une perspective révolutionnaire rabat les conflits à des objectifs à court terme qui ne peuvent être résorbés que par l’État réformateur. Les blitz politiques se concluent dans la réforme ou l’échec.

Le culte des séparations identitaires est un authentique moteur du libéralisme politique; on rêve d’accroître les libertés individuelles en vue de freiner le pouvoir de l’État. Beaucoup d’anarchistes aujourd’hui ne sont que des libéraux déguisés en punks. Ils appuient pratiquement la tolérance des idéologies pour mieux voiler théoriquement leur absence de discours, et assurer ainsi qu’il ne puisse être attaqué viscéralement par les autres acteurs politiques en présence. On dirait qu’ils s’opposent au capitalisme par mauvaise conscience ou parce que celui-ci s’accommode mal de leur paresse; du moment où leur confort est garanti, ces gens pourraient faire preuve d’une docilité scandaleuse.

À l’inverse, l’idéaliste « FDD » pense que c’est en absence de ressources que la liberté s’accroît :

Malgré ce que l’on croit trop souvent en raison des libertés prônées par le libéralisme, ce n’est pas en Occident que les révolutionnaires ont le plus de marge de manœuvre aujourd’hui, mais dans certains pays du Sud où les régimes plus autoritaires sont pourtant plus fragiles face aux turbulences économiques et politiques.(15)

Soit dit en passant, on nous a reproché à maintes reprises de délaisser le lumpenprolétariat(16), d’en rester au rôle du prolétariat quant à nos analyses. Comme on le sait, les exclus n’ont pas de chance : leurs besoins continuellement insatisfaits les forcent à penser les choses à court terme. Les franges radicales ont tendance à voir le lumpen comme un exemple à suivre parce que celui-ci vit la misère au jour le jour, contrairement à bon nombre de jeunes anarchistes ou d’altermondialistes romantiques. Le lumpen serait un individu ayant refusé de manière volontaire et permanente la bourgeoisie, mais surtout le prolétariat et son pauvre travail, ce qui permettrait au lumpen de mieux vivre ou, plutôt, de vraiment vivre. En fait, il survit; c’est une dépendance majeure que de consommer sans produire. La recherche d’une stratégie révolutionnaire adaptée à notre époque ne peut être, malheureusement, une de ses priorités. Facile pour les wannabe-lumpens du milieu de défendre la diversité des stratégies : ces gens n’en ont aucune.

En soutenant la diversité des stratégies, « Francis » tolère n’importe quelle tactique utilisée par un anarchiste y compris, peut-être, l’action d’une avant-garde éclairée prônant la pédophilie. « FDD » va plus loin : il défend la diversité des idées au sein du mouvement anarchiste - et par ce fait, la diversité des sottises. Certes, il peut y avoir plus qu’une tactique. Or, laquelle prône « Dupuis-Déri »? L’écriture de phrases fleuves d’un pauvre lyrisme – dont une de 102 mots – où l’on nous fait l’apologie d’un chapelet cheap de luttes sans lendemain.

La question qualitative de notre mouvement politique n’est jamais prise au sérieux. La critique des luttes séparées pour ce qu’elles sont souvent, à savoir de pauvres camouflages idéologiques propices à des recrutements opportunistes, n’est pas à l’ordre du jour; émettre des critiques constitue une atteinte à la liberté des groupuscules ou une survalorisation de sa propre pensée. Une telle impasse de la théorie nous inquiète. Dans un cas comme dans l’autre, nos détracteurs pensent que la critique des us et coutumes libertaires est une aide objective à la bourgeoisie. Inutile donc de vouloir exposer les failles des actions et des idées à la mode. Cette tolérance largement répandue mène aux pires aberrations et elle solidifie le relativisme dissolvant de la culture postmoderne. Dans une situation aussi catastrophique, le rôle des querelles internes est bénéfique.

Pour atteindre un niveau constructif satisfaisant quant à l’emploi de la chicane, nous ne devons jamais perdre de vue nos positions de rupture révolutionnaire pour des prétextes sans importance tel que notre prétendu élitisme, cynisme, archaïsme, autoritarisme, intellectualisme, purisme, etc. Parler de révolution n’est pas un concours de popularité où peuvent s’illustrer des personnages magnanimes. Le débat est difficile et impersonnel. HØ y participe. Les questions théoriques doivent être traitées expressément lorsque le temps est disponible, et non lorsque la guerre sociale balaie tout sur son passage. Nous sommes engagés désormais dans une critique des idéologies et nous assumons pleinement cela; le rôle de la chicane est d’écarter à temps les idéologies incohérentes avant qu’elles deviennent des boulets en contexte prérévolutionnaire.

« Francis Dupuis-Déri » fait du slalom politique, hormis les seules lignes droites qui concernent les questions féministes. Fidèle à ses amilitantes, il a dû surcompenser à ce titre dans sa postface pour se faire pardonner certains errements dans sa « vie privée ». Pourquoi considérer le journal Les Sorcières comme une des principales publications anarchistes des dernières années si ce n’est que pour effacer les traces laissées par ses « actes qui relevaient des dynamiques de privilèges masculins(17) » qu’il aurait commis, selon ses propres dires, lors de son passage dans la Coalition anti-masculiniste? Cette tactique constitue l’œuvre centrale d’un amilitant douillet, plus soucieux de renforcir son réseau social que d’analyser sérieusement les mouvements politiques.

Le mea-culpa de « Francis » est lié à l’analyse selon laquelle « pour des femmes opprimées, la priorité reste trop souvent la lutte contre le patriarcat ici et maintenant et non pas la révolution demain et là-bas. » Si nous reconnaissons toute la pertinence de la lutte au quotidien des féministes, nous souhaitons que celles-ci ne se contentent pas de la critique de l’immédiateté afin de construire la seule chose qui pourrait balayer le patriarcat, à savoir la révolution sociale. Sinon, elles sombreront dans rien de plus qu’une variante gauchiste du féminisme bourgeois.

Compte tenu que « FDD » n’appartient à aucune organisation anarchiste(18), il nous est difficile d’entrevoir sa pensée politique en action. La faiblesse des commentaires qu’il a émis au sujet de certaines organisations dans sa postface au livre de Marc-André Cyr est une conséquence directe de son désoeuvrement militant. Il s’agit de démontrer que le temps qu’il consacre à ses aspirations institutionnelles - et plus particulièrement dans l’intellectualisation d’une révolte qui n’est pas sienne - l’empêche d’élaborer une dialectique intègre.

Comment développer une approche honnête, comment être en harmonie avec ses principes « ici et maintenant »(19) si l’anarchisme est synonyme de diversité? En faisant « tout et n’importe quoi »(20)? Une chose est sûre, nous pensons que l’implication dans les mouvements sociaux est un fondement de la démarche anarchiste en vue de la découverte d’une brèche révolutionnaire. De ce fait, nous affirmons que l’action politique de « Francis Dupuis-Déri » ne lui permet en aucun cas d’envisager une unité entre ses différentes activités sociales et ses nobles principes radicaux.

Prenez position

Francis Dupuis-Déri n’est « pas » un anarchiste. C’est un imposteur « qui » cache son passé trouble, un « intellectuel », « de gauche », nationaliste, un peu névrosé « , » un commentateur absent du « milieu », un drôle de type et un client inespéré de nos services professionnels. Maintenant que nous sommes au fait de l’insignifiance proactive de cet « anarchiste » postdoctoral, nous réclamons réparation. Il a sali notre crédibilité hors pair; le temps de la collecte est venu.

Il n’y a pas de « nous » entre nous. Une proposition de paix entre nous équivaut à la promulgation d’une camelote idéologique - à savoir l’anarchisme postmoderne - que nous n’avons pas l’intention de parrainer. Accepter une proposition de paix inconséquente, c’est promouvoir la paix sociale.

Tant que « FDD » refusera de se prononcer sur les questions de fond que nous abordons, sa tête sera mise à prix. Est-il réellement en mesure de défendre le postgauchisme, le primitivisme et l’individualisme alors que ces trois courants sont objectivement et subjectivement les ennemis de la gauche? Comment un supposé synthésiste peut-il appuyer des idéologies antisociales qui font des ravages terribles chez les jeunes en proie à la maladie mentale? À quoi devons-nous travailler, nous, les anars, à la révolution ou aux réformes? Démocratie radicale ou entreprise de renversement? Est-il apte à formuler une définition opératoire du mot autonomie? Est-il toujours fidèle à son amour du nationalisme? Et, enfin, que reproche-t-il au juste à la conception marxiste de l’histoire? Nous posons un ultimatum pour obtenir réponse à ces questions : soit ses réponses à toutes ces questions sont publiées d’ici le 8 janvier 2007, soit il s’expose à des représailles proportionnées. Ce délai est raisonnable compte tenu des prochaines vacances scolaires de monsieur.

Il nous faut distinguer les activités savantes des intellectuels, car il y a profondeur de la pensée elle-même et réputation de cette pensée. HØ ne considère pas les intellectuels postmodernes rentables d’un point de vue révolutionnaire, sauf lorsque nous sommes en mesure de dérober une partie de leurs avoirs – et nous comptons y parvenir de plus en plus afin de réaliser le programme subventionniste.

Nous proposons, par conséquent, trois voies concentriques pour mettre au profit la vie des fonctionnaires de gauche.

  1. Kamikaze. La fin de l’histoire, de votre histoire. Attaquez un gros morceau de la société capitaliste. Devenez martyr tendance mégalomane.
  2. Trouble-fête. Faites tout ce qui est possible d’imaginer pour perdre votre emploi. Minez l’institution de l’intérieur. Lorsque vous avez épuisé tous les recours à votre disposition, voir étape 1.
  3. Couverture. Prenez le parti de l’avenir en payant tout de suite un impôt révolutionnaire sous forme de subventions aux groupes conséquents. Lorsque vous avez épuisé tous les fonds à votre disposition, voir étape 2.

Si nous appliquons cette grille à « FDD » et que nous suggérons un taux d’imposition oscillant autour des 10% du revenu brut de l’intellectuel, nous sommes en droit d’exiger un montant annuel d’un peu plus de 5000$. Il s’agit d’un taxage prolétarien. Puisque « Francis Dupuis-Déri » est synthésiste, et admettons qu’il soit conséquent cette fois-ci, cette somme devra être répartie équitablement dans tout le milieu « reconnu ». Cependant, rappelons-nous que Voline disait : « Il y a diversité et diversité. Celle, notamment, qui existe dans nos rangs aujourd’hui est un mal, est un chaos. Nous considérons son maintien comme une lourde faute. »(21) Nous sommes donc disposés à recueillir l’ensemble de la recette pour accomplir une œuvre ambitieuse d’unification, afin de respecter les dernières volontés de ce charmant personnage.

En cas de refus de nos conditions sine qua non, les pires sévices seront envisagés et ce, dans un esprit de franche camaraderie. Aucun faux fuyant, la violence révolutionnaire ou l’exil.

Nous te dépouillerons, ordure.

 


(1) Ce texte, Une affection bâclée : Dupuis-Déri et les blacks blocs, est disponible sur notre forum à l’adresse suivante : http://www.hors-doeuvre.org/forum .

(2) Pour en savoir plus, vous référer à la politique du forum disponible sur notre site.

(3) Nous avons utilisé le logiciel WinMerge pour comparer les deux versions.

(4) Voir ses aveux sur notre forum.

(5) Dupuis-Déri, Francis, « Pour un féminisme au masculin », Le Devoir, 19 août 1997.

(6) On pourrait nous réclamer tout de suite des renseignements au sujet de notre propre contexte, dans la même logique. Or, HØ est un collectif qui entretient certains secrets délibérément; des raisons évidentes vous obligeront à inférer par vous-mêmes notre contexte à partir de notre travail. Sachez quand même que les petites provocations au sujet d’un des nôtres nous égayent toujours dans nos moments d’ennui.

(7) Il l’était minimalement jusqu’en 2004. Voir http://www.cam.org/~ipso/CA.htm .

(8) Consulter l’article suivant : Dupuis-Déri, Francis, « L’utopie », Le Devoir, 8 juillet 1997. En voici un extrait : « Un peu comme lorsqu'arrive le printemps, il y a des moments où l'on sent la nécessité de faire un grand ménage. […] Aujourd'hui, le libéralisme refuse de se livrer à toute introspection. Un certain « libéralisme vulgaire » a donc remplacé le pitoyable « marxisme vulgaire » d'antan, et tout comme lui il se gargarise de clichés et de slogans vides. Si, aveuglé par son succès, le libéralisme continue à nier le besoin de se repenser, les rêveurs - méprisés et exclus - se remettront bientôt en marche car l'être humain ne peut s'empêcher d'espérer un monde meilleur. »

(9) Dupuis-Déri, Francis, Frénétiques, p. 55.

(10) Dupuis-Déri, Francis, « Fasciste! », Le Devoir, 5 août 1997.

(11) À ce sujet, si vous pourriez nous aider à comprendre la nature exacte d’une telle affirmation, n’hésitez surtout pas à nous contacter via courriel.

(12) Nous trouverions paradoxal qu’il affirme a posteriori avoir été mal cité par la journaliste. Notons au passage que cette déclaration est tellement loufoque que le Parti Communiste Révolutionnaire (maoïste) l’a utilisé comme citation de la semaine sur son site Internet en août dernier pour se moquer du mouvement anarchiste.

(13) Dupuis-Déri, Francis, Proposition de paix, juillet 2006.

(14) Idem.

(15) Idem.

(16) HØ entretient par ailleurs d’excellentes relations d’affaires avec certains éléments du lumpenprolétariat, contrairement à nos détracteurs.

(17) Voir sa postface sur notre forum à la section Littérature.

(18) À moins de considérer les Zapartistes, ces alternationalistes pas drôles, comme un groupe d’humoristes anarchistes.

(19) Francis Dupuis-Déri, Frénétiques, p. 60.

(20) Idem.

(21) Voline, L'Encyclopédie Anarchiste, 1934.

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