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MessagePosté: Dim 19 Avr 2009, 7:11 pm 
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Sans titre [sur la bureaucratie étudiante uqamienne]
Anonyme
Mars 2009



C’est maintenant officiel: l’exécutif de l’AFESH a été dépassé par la base. Il n’y a plus aucun doute, l’assemblée générale s’est émancipée de ses exécutants. Si nous avons décidé d’immortaliser dans un texte cette situation maintenant indéniable, c’est moins pour créer des conflits inutiles dans une période déjà difficile que pour faire le point, une bonne fois pour toutes, sur des évènements qu’il est impératif de discuter sur la place publique. Il en va pour nous d’une nécessité historique, et la situation qu’engendra récemment le fait que certaines personnes de l’AFESH ne semblent pas capables de tolérer que la démocratie directe puisse entrer en conflit avec la réalisation de leurs plans stratégiques, bien qu’elle soit peut-être déjà disparue de la mémoire de plusieurs, l’histoire, elle, ne saurait l’oublier.

Les évènements en question ont été mis en branle lors de l’assemblée générale du 25 mars dernier, alors que des étudiants et étudiantes non-membres de l’exécutif sont parvenus à faire adopter une proposition de grève qu’ils avaient eux-mêmes élaborée, provoquant ainsi l’impossibilité pour ce dernier de faire adopter la sienne. Il s’en suivit une scène des plus pathétiques, lors de laquelle les membres de l’exécutif se mirent à menacer l’assemblée de leur démission, en voulant lui signifier qu’ils préféraient disparaitre plutôt que d’avoir à subir l’affront que celle-ci lui faisait. Le lamentable spectacle de leur ressentiment s’est poursuivi dès le lendemain, lors du conseil de grève matinal, au cours duquel certains membres de l’exécutif ont fait preuve d’une attitude hostile et hautement méprisante à l’égard des grévistes qui s’étaient réunis, sabotant ainsi le bon déroulement de celui-ci. Lors d’une saute d’humeur momentanée, l’un d’eux a même tenu des propos qui en disent long sur le paradigme fort critiquable dans lequel il patauge actuellement, et qui incitaient les gens prévoyant se rendre à la manifestation prévue le même jour à ne pas y scander des slogans pouvant éclabousser nos chers députés, qui, paraît-il, ne font que leur travail.

Il faut les comprendre, ces pauvres exécutants délaissés par ceux au nom de qui ils exécutent: c’est tout de même le plan auquel ils rêvaient depuis des semaines qui a été saboté par la spontanéité de leurs membres, cette chose qui, nous le savons maintenant, les répugne au plus haut point. Cette méfiance face à la spontanéité est la seule attitude qu’on aurait dû attendre d’un conseil exécutif composé presque exclusivement d’individus qui appartiennent à des tendances qui valorisent le centralisme et l’organisation en partis politiques hiérarchisés, c’est-à-dire des maoïstes et des partisans de Québec solidaire. Il est d’ailleurs particulièrement significatif que l’un d’eux, dans une brillante tentative de concilier ses études et la politique, ait entrepris de réaliser un travail de fin de session sur la ruine de la grève de l’hiver 2008 par les tendances anarchistes au sein de la base étudiante.

Le présent texte est un appel à tous les membres de l’AFESH qui défendent le principe de la souveraineté absolue de la base. Il est temps de réagir face aux exécutants qui n’apprécient cette souveraineté que lorsqu’elle n’entre pas en contradiction avec leurs projets et de leur dire: restez à votre place, c’est-à-dire à la place de ceux qui ont comme rôle de mener à bien les projets de l’assemblée générale et non les leurs. Le fait que vous pensiez détenir une connaissance objective de la lutte actuelle qui serait supérieure à celle de l’assemblée ne change rien à cette réalité, qui est celle de votre insignifiance par rapport à la base résolue à agir d’elle-même. Du reste, la connaissance objective de cette lutte ne se trouve pas dans vos calculs mais dans l’action spontanée de ceux et celles qui la font. Nous invitons donc les militants et militantes de l’AFESH à ne pas oublier que nous sommes le seul pouvoir légitime, eux ne sont rien.


Source: correspondance avec l'auteur.

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 Sujet du message: rectification proposée
MessagePosté: Mer 29 Avr 2009, 7:52 pm 
Étrange de voir dans ce texte que les personnes sur l'exécutif de l'AFESH sont des maos ou des gens de QS. Il faudrait être plus clair et plus précis, car à ma connaissance aucune personne défendant le mlm en théorie et en pratique ne se trouve sur l'exécutif de l'afesh et ce depuis plusieurs années à ma connaissance, pour ce qui est de QS cela semble évident que des individu-es défendant QS, notamment lors des élections sont sur l'exécutif ou dans des comités de cogestion uqamiens, et ce depuis plusieurs années. Pour être mao, selon HO, il suffit de pas grand chose sinon que de ne pas être anarchiste et/ou de provenir de régions où soi-disant tout le monde est mlm...

Pour caractériser des individu-es et leurs positions politiques, dans ce cas ci l'exécutif de l'afesh-uqam dans le cadre de la grève d'hiver 2009, il est évident qu'il faut aborder la question de la démocratie à la base, mais également la question du réformisme. Le fait de compter les gens à la base ayant poussé pour la grève comme des anars démocratiques (sans mention de marxistes divers et de radicaux non-alignés soutenant cette position et défendant le conseil de grève) vs l'exec autoritaire n'explique pas le lien que cet exec veut entretenir de bons liens avec tous les syndicats et toutes les assos quitte à abandonner un discours et une pratique propre à l'afesh, mais moins populaire auprès de péquistes autres socio-démocrates...et ce dans le contexte de "droite" qu'on connait...ce même fond réformiste étapiste avec un vernis radical qui défend le consensus contre harper et bush, mais qui dit pas ou presque pas de mots sur obama, les libéraux, et pire salue les appuis que le pq, le bq, le npd et qs ont donné au mouvement de grève des PROFS à l'uqam

si on veut être démago, on pourrait avancer que plusieurs anciens et/ou encore anarchistes sont dans cet exec et sont maintenant plutôt réformistes défendant QS, et citons la fin d'un texte polémique autour de l'orientation de l'ASSÉ, afin de "défendre les intérêts de la société québécoise"

Cependant, il ne serait pas utile dans le débat politique de discuter à chaque fois des positions passés de tel ou telle individu donc considérons, que peu importe quelles idéologies les personnes de l'exec ont défendu, le plus important reste leurs positions actuelles et leur pratique. ceci vaut également pour les "maos" qui finalement sont souvent des réformistes radicaux votant aux élections...


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MessagePosté: Jeu 30 Avr 2009, 12:51 pm 
Une contribution au débat en tant qu'un tant soi peu marxiste vivant-e.

L'université du peuple à l'UQAM n'est qu'un mythe teinté assez souvent de citoyennisme petit-bourgeois typique du Platô progressiste vote et achète responsable. À qui la rue, à nous, à qui l'UQAM à nous, et bien vous êtes déjà là pour la majorité assuré d'y demeurer, il faut étendre la question politique au peuple, particulièrement les prolos, les femmes, les jeunes, les immigrant-es et/ou d'autres origines ethno-culturelles, à qui la rue au peuple!

1/3 des étudiant-es (le poids des gens en gestion est assez significatif de cet état de fait, allons voir les photos des finissant-es pour reconnaître ben du monde...pas juste roch denis...) sont des futures cadres de la société capitaliste particulìèrement liée à l'État québécois, les syndicats, les entreprises d'état et bien sûr très souvent des politichiens et femmes d'affaires véreux.

Que l'UQAM soit plus accessible au niveau financier pour de plus larges couches provenant principalement de petits-bourgeois, d'aristocrates ouvriers et plus de marginalisés aussi, qu'elle offre des cours plus libéraux et/ou progressistes que d'autres universités au Québec, cela est évident. Mais au sortir sur le terrain, sur le marché du travail, ce sera plus étroit et il n'y aura pas de travail pour le monde, la preuve depuis 1975 avec la nouvelle phase du capitalisme contemporain et ses coupures.

Il faut saisir les autres fronts que celui étudiant, il nous faut regarder du côté de la jeunesse prolétarienne qui quitte l'école à 19 ans majoritairement pour occuper trop souvent des jobs de merdes. Les 40-45% qui n'iront jamais au cégep ni à l'université et qui ne seront bien sûr pas attiré-es pour s'impliquer dans la lutte strictement étudiante.

Ce n'est pas parce que l'AFE sera plus accessible et même la gratuité scolaire universitaire en place que le système d'éducation ne sera plus un système de classe: il n'y aura pas plus de travail décidé par nous, ce sera une Suède version 21e siècle, verte pour la bourgeoisie nationale qui demeure bien évidemment impérialiste, pensons à la France socialiste des années 80-90 et Obama pour certains aujourd'ui.

Pour les syndicalistes étroits, nommons-les ainsi, la question est posée, la lutte à l'UQAM avec la grève victorieuse des profs est-elle davantage porteuse que la question de la pauvreté des jeunes prolos dans toutes les villes du Québec, pas seulement à Mtl. La brutalité du système, c'est secondaire!

La question de l'impérialisme canadien semble être une donnée extérieure au mouvement étudiant, une question que l'ASSÉ ne pourrait régler. Vrai.

De là la prémisse qu'on se mette aux services des peuples opprimés par notre impérialisme dans cette contradiction importante en Afghanistan, en Haïti, au Congo, ici même envers les nations autochtones au Canada,(d'ailleurs il n'y pas beaucoup d'autochtones dans les universités, une autre disparité trop peu importante aux yeux de bien des syndicalistes étroits).

C'est secondaire de se rapprocher des jeunes prolos et développer une pratique politique à la racine comme il est dit souvent, c'est là que se trouve des recettes de luttes importantes, suscitant l'adhésion populaire que tant de syndicalistes étroits désirent, mais n'osent pas s'aventurer en dehors de leur de champ de compétence militant, chacun sa lutte...

Bien évidemment ce n'est pas l'ensemble des militant-es étudiant-es qui défendent ce soi disant pragmatisme syndical, et c'est pour cela que c'est un débat politique, d'ailleurs en parallèle avec la question des 2 1er mai...


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