On avance. On avance. On recule pas!

Version imprimablepublié par HØ-archives le 1 Mai 2008

Texte distribué lors de la manifestation du 1er mai à Montréal. Cliquez ici pour le tract en format PDF.

Le temps de la plénière est écoulé. Avant d’entamer la guerre, nous devons consulter nos alliés potentiels. Ce tract a pour but de rassembler ces gens qui, comme nous, pensent que les notions de progrès et de révolution sont indissociables. En fait, nous voulons passer de la paroles aux actes : il est temps d’organiser une large contestation des idées individualistes, primitivistes et postgauchistes.

Toutes ces idéologies sont le produit de la dernière grande crise internationale du capitalisme. Riche en enseignement pour la bourgeoisie, la brève période révolutionnaire qui suivit 1968 a abouti à une réforme libérale et une récupération sans précédent des idées subversives. La classe dirigeante a vu l’importance de neutraliser les diverses pensées politiques marxistes en vogue à l’époque. L’entreprise a consisté à créer de toute pièce des champs d’étude bâtards en employant les idoles déchues de la révolte. Ces personnalités intellectuelles cyniques ont refoulé leurs désirs d’antan en prenant peu à peu le pouvoir dans les universités et ailleurs. L’échec de leurs politiques a mené à la politique de l’échec : le postmodernisme.

Aux fabulations des idéologues postmodernes, nous opposons une praxis politique qui valorise plus que jamais la rationalité et le progrès. Par progrès, nous entendons une évolution positive de la civilisation oeuvrant pour un but collectif : le bonheur. La mise en commun des moyens de production via la démocratie directe est un projet à la fois excitant et essentiel. La révolution est un changement d’état qui consiste en un passage à un degré supérieur de la société. Un retour en arrière est impossible. Les conceptions politiques idéalistes de nos adversaires n’offrent aucune solution aux problèmes de l’humanité. C’est pourquoi, au quotidien, nous articulons notre travail sur des méthodes modernes éprouvées, tel que la recherche documentaire, le journalisme d’enquête, la réflexion critique, l’entraînement et l’organisation en groupes politiques.

L’individu Zerzan sera en ville sous peu. Nous lui ferons la guerre, car il est l’imposteur par excellence de l’anarchisme contemporain. Prôner la régression est littéralement réactionnaire. S’opposer au langage, aux mathématiques et à la musique, c’est s’opposer à la beauté du monde. Nous sommes en face d’une politique nihiliste génocidaire. Y’en a marre des contradictions insoutenables. La confusion a assez duré. Suffit les conservateurs progressistes, les maoïstes parlementaires, les bourgeois bohêmes, les anarchistes primitivistes, les professeurs libertaires et autres schizophrènes du politique.

Nous vous convions à une rencontre en vue de former une Coalition pour le progrès en milieu anarchiste formée d’individus. Celle-ci prendra la forme d’une délibérante ; vos contributions nous tiennent à coeur. Rendez-vous le dimanche 4 mai à 14h00 pile, à l’agora de l’UQAM. Hors-d’Øeuvre y soumettra un plan d’action incluant un texte à saveur polémique.

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