Nous aussi on est fou!

Version imprimablepublié par HØ-archives le 20 Mai 2006

J’hais ma blonde. Le concept de couple est aliénant. Je ne crois pas à l’aliénation, donc je ne crois pas en ma blonde. Je dois tuer ma blonde. Ainsi, je fais la révolution dans chaque recoin de mon être. Le concept de révolution m’est très personnel. Je ne voudrais surtout pas faire la révolution avec quelqu’unE d’autre. La révolution sociale est oppressante. À bas le dogme, la volonté individuelle par-dessus tout. Militer est patriarcal, au même titre que la pénétration. Jouir ne peut être qu’un acte individuel. Que dois-je faire?

Je veux développer mes affects, mon autonomie passionnelle. Le concept de masse est impérialiste, je ne crois qu’en les individus, ils et elles doivent être mes amiEs. Je me félicite d’avoir autant de fronts (Stirners).

Toutes les formes du travail sont autoritaires, car c’est une contrainte à mon individualité. Je suis pauvre, mais je ne suis pas prolétaire. Néanmoins, je mange du pourri. Je récup. Je ne veux pas devenir l’avocat de la NÉFAC. Mes besoins sont spécifiques. Mes besoins sont absolutistes.

Je dois suicider mon homme blanc. Mais mon phallus se fait toujours présent. Que dois-je faire? Un exacto?! La masturbation est la seule forme d’autogestion. Il n’y a que moi et toutes les parties de mon corps. Je dois couper le cordon ombilical de la civilisation.

Vite! Une discussion collective agrémentée de pourri. Le privé est politique. La moisissure pour tous et toutes, c’est la démocratie. Pour détruire les flics, un pique-nique démocratique. Si tu es chic, je te nique; je ne suis plus alcoolique.

Je chie sur la démos directe. L’apprentissage de la propreté est une aliénation : se laver c’est bureaucrate. Il faut grogner contre la société. Je chie sur le langage.

Je t’aime de cette petite sexualité. Le délire est plus prometteur que l’engagement. Et notre sexualité est d’ailleurs très délirante, voire dérisoire, mais je ne veux pas m’attacher. Je délire vraiment et c’est tant mieux. Mon épanouissement est l’apologie de ma névrose. J’amorce ma course vers l’infini. Je suis tout, l’unique et sa marde. Parce que la propriété = marde.

Toute institution s’approprie ses membres. Ses excréments, elles les façonnent. Dans une organisation, même chier est autoritaire. Par exemple, si je suis dans une réunion officielle et que j’ai envie de chier, je le ferais volontiers sur la table. L’organisation, à ce moment, exercera ses pouvoirs sur mon anus. Quelle autorité! Ils n’ont rien compris : si la révolution est en moi et que je chie sur la table, alors mon caca est révolutionnaire, ici et maintenant. L’odeur de mon caca éloigne les réformistes.

Je demanderais à Mao de me la mettre dans le cul. À bas les tabous! Le privé est politique.

Mon imaginaire surdéveloppé projette mon pénis bandé pénétrer le sexe de ma mère et plus jamais je ne serai amer. Ma mère est une nuisance tant et aussi longtemps qu’elle refusera de baiser avec moi et mes amiEs. Fuck la famille!

La généalogie de la morale ne m’est d’aucune utilité, je veux jouir dans toute ma spontanéité, ici et maintenant.

Lire et comprendre sont deux choses complètement différentes. Comprendre est bourgeois, car ça repose sur la Raison, universelle. La compréhension nous gouverne dans les couloirs de la pensée, comme les prisonniers nous sommes dirigés.

Arrêtons tout; arrêtons de comprendre. Court-circuitons l’histoire! Je suis techniquement incapable. Je construis le vide. Je suis MOI! Mon Moi, bien au-delà du surmoi. Aux confins de l’espace.

Je pense, donc je suis… POSTGAUCHISTE!

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